De l’impossibilité de séparer l’économique du social : l’exemple des prix
1 Les prix sont des données immédiates de la vie économique , chaque individu effectuant quotidiennement des transactions sur cette base. Le prix est une des preuves qu’il existe dans la société quelque chose que l’on peut qualifier d’’économie’.
2 Les sciences économiques sont donc tenues d’en expliquer la formation . Elles oscillent entre la présentation , soit de débats dont elles disent qu’ils n’ont plus de sens ( rapport du prix à la valeur-travail chez Smith , Ricardo , Marx ou à la valeur-utilité chez Condillac , Say ) , soit de constats empiriques sur la formation concrète des prix (en général le prix est un coût plus une marge), soit de l’élégance des explications graphiques de la loi de l’offre et de la demande : une courbe de demande qui descend (plus le prix proposé baisse plus les intentions d’achat diminue) croise une courbe d’offre qui monte ( plus le prix proposés augmente et plus les producteurs vont augmenter leurs intentions de vente). Le point d’intersection fixe le prix du marché puisque c’est l’accord entre les offreurs et les demandeurs . Fascinés par les sciences physiques et la mécanique des forces , les économistes n’ont de cesse de perfectionner ce dernier modèle . Si celui-ci a quelque mérite pour expliquer la fixation des prix de certains marchés , sa généralisation à l’ensemble de l’économie paraît abusive .
3 Nous définirons le prix comme une convention sociale entre des échangistes dans un contexte de rapport de force économique et social .
4 Notre analyse se situe dans le cadre de la théorie du facteur unique de production , le travail (Smith , Ricardo , Mill, Marx ,Keynes). Le travail est le seul facteur qui ajoute des biens et des services mis à la disposition des agents économiques.
5 Chaque produit a une valeur-travail correspondant au temps de travail nécessaire pour le produire . Les biens et services autoproduits ont une valeur-travail sans prix . Des produits naturels accaparés ont un prix sans valeur-travail .
6 L’erreur de Ricardo est de croire qu’il y a des biens rares et des biens reproductibles . Les biens sont les deux à la fois .
7 Le prix d’un produit rémunère le facteur travail et le revenu du propriétaire
8 Une source alimente un village . Une personne en prend possession et exige une rémunération pour l’usage de l’eau . Le stock de richesses mis à la disposition de la société n’a pas varié .
9 Si on suppose que ce propriétaire est inactif , il perçoit sans travail le produit du travail d’autrui . On le qualifiera de rentier absolu . L’appropriation du produit du travail d’autrui s’effectue donc par l’existence de la propriété privée.
10 L’appropriation du produit du travail d’autrui se fait également par le jeu de l’échange marchand .
11 le rapport des prix entre un produit A et un produit B n’est pas le rapport des temps de travail pour produire A et B puisque les prix sont une convention sociale .
12 Les échanges sont à la fois un échange de produits mais aussi en même temps un échange de temps de travail . Si le produit (bien ou service ) d’un service d’une heure produit par un agent A est vendu 200 euros à un agent B dont la rémunération pour une heure de travail est de 50 euros , l’heure de A s’échangera contre 4H de B . B aura travaillé 4 heures pour obtenir
1 heure de travail de A. Le calcul peut s’effectuer en incluant les temps de formation (si le temps de formation de A est 1 H on comptera l’heure à 100 euros et l’heure de A s’échangera contre 2H de B ).
13 On qualifiera A de rentier relatif puisque l’échange l’a avantagé du point de vue du temps de travail .
14 La qualification des 3H , supplément de temps de travail de B pour acheter le service de A pose problème . Si l’on prend comme critère de la justice l’échange d’une heure de travail contre une heure (conception socialiste : à chacun selon son travail) , on définira l’échange comme injuste . Les 3H seront définis comme l’exploitation’ de B par A. Seul l’échange d’une heure de travail contre une heure de travail serait considéré comme juste .
Si l’on considère l’économie comme un jeu (conception libérale) , A gagne et B perd . Les 3H seront définies comme gain pour l’un et perte pour l’autre .
15 Du point de vue communiste, toute société fondée sur la liberté des échanges est injuste. L’ ‘exploitation’ est inhérente à l’échange. Un agent qui obtient un produit de deux heures de travail contre une heure de son travail gagne une heure de travail. chaque échangiste peut dire ‘ nous échangeons , tu m’exploites ou je t’exploite’. Ceci est injuste.
Dans la conception libérale-capitaliste , on peut dire : ‘nous échangeons , je perds ou tu perds, tant pis pour le perdant .’
16 Dans un échange , A qui a un salaire supérieur à B s’accapare d’une partie du travail de B.
17 Le terme ‘échange inégal’ est neutre du point de vue du jugement de valeur , puisque cette inégalité peut être jugée comme juste ou injuste .
18 L’échange inégal des temps de travail est une donnée objective des sociétés fondées sur l’échange libre .
19 Convenons de qualifier de ‘rente en temps de travail’ le montant du temps de travail obtenu dans l’échange (3H pour A en défaveur de B ).
20 Dans le rapport salarial , le patron achète le bien ou le service produit par ses salariés .En travaillant 8 heures, il obtient le produit de 80 heurs de travail de ses 10 salariés .
21 Dans la conception communiste , le seul moyen de supprimer l’exploitation est de supprimer la propriété privée et l’échange marchand . Celui-ci est remplacé par l’économie redistributive , ou l’échange basé sur des bons de temps de travail .
22 Vouloir une société ‘juste’ (au sens communiste) dans une économie fondée sur l’échange marchand est logiquement impossible .
23 La formation des prix met en jeu tous les mécanismes de la domination . L’analyse strictement économique de la formation des prix est un mensonge social , le ‘trou noir’ de la domination sociale.
samedi 30 janvier 2010
Sur l'exploitation économique
1 Définitions
11 richesses : ensemble des biens et services mis à la disposition des agents économiques . Certaines richesses sont produites par du travail humain , d’autres mises à sa disposition par la nature .
12 valeur-travail : temps de travail nécessaire pour produire une unité de bien ou de service . Ce temps inclut le temps de production des machines . C’est l’inverse de la productivité
2 Prix
21 Le prix est une convention sociale qui permet l’échange . Par expérience, un individu est informé du prix ‘acceptable’ d’un bien ou d’un service .
3 prix et valeur-travail d’un bien ou d’un service
31 valeur-travail sans prix : situation des biens et services autoproduits.
.
32 prix sans valeur-travail : situation des biens et services naturels (non-produits par du travail) mais accaparés par un agent économique . Le prix ne rémunère aucun travail . Nous appellerons ce revenu ‘rente ‘. Exemple :une source alimente un village . Une personne en prend possession et vend l’eau . Il n’y a aucune création de richesses à l’échelle de la société . Ce qui est gagné par le propriétaire de la source est perdu par les autres agents économiques .
33 prix et valeur-travail : le prix rémunère le facteur travail (revenu du travail) et l’agent économique ‘rentier’ . C’est la situation la plus fréquente .
4 L’exploitation
41 Une situation économique égalitaire impliquerait que les biens et services s’échangent sur la base des temps de travail (en incluant le temps de formation ). Le bien et service produit par deux heures de travail permettrait d’acquérir deux unités de biens ou de services produit en une heure .
42 Tout échange est inégal en ce sens que l’égalité en temps de travail dans l’échange n’est atteint qu’exceptionnellement . Si mon salaire horaire est de 20 euros , en achetant un bien ou un service produit en 1 heure avec un salaire de 10 euros , j’échange mon heure de travail contre 2 heures .
43 Dans le travail salarié , le collectif de salariés vend le produit de son travail au patron . Dans l’échange marchand le producteur vend au consommateur . Dans les deux cas l’exploitation provient de l’échange .
44 Les agents économiques sont dans chaque échange en position exploiteur-exploité . A la fin de tous les échanges, chaque agent est exploité ou exploiteur compte tenu des heures de travail qu’il a effectuées et de celles qu’il a obtenues par l’achat de biens et de services
45 On peut définir la ‘rente en temps de travail’ comme la part du temps de travail accaparée par un échangiste dans l’échange inégal .
46 Les agents économiques rentiers ‘absolus’ échangent zéro heure de travail contre n heures de travail .
47 La société se divise en exploiteurs et exploités selon une gradation infinitésimale . Les ‘rentiers’ absolus vivent sans travailler mais une partie des salariés et des non-salariés sont des rentiers ‘relatifs’ (leur revenu est à la fois la contrepartie d’un travail et d’une rente en travail).
48 La société n’est donc pas constituée d’un petit groupe d’exploiteurs face à une multitude d’exploités mais d’une suite d’individus (et de groupes sociaux lorsque la situation d’un grand nombre d’individus est similaire) sur une échelle de degrés d’exploitation .
5 Commerce
51 Une partie des activités commerciales est créatrice de richesses par la mise à la disposition du consommateur des biens et des services.
52 Une autre partie est une ‘rente’ obtenue par une situation de monopole
53 Les activités liées à la commercialisation visent à rechercher des situations de monopole génératrices de rentes .
6 Finances
61 Les activités financières rendent les services relatifs à la circulation des capitaux . Elles ne sont en rien créatrices de richesses.
62 Les profits réalisés dans cette activité sont le résultat d’actes de piraterie : accaparement d’une partie de la rente ou spéculation (ce qui est gagné est perdue par d’autres )
7 Société sans exploitation
71 Elle implique que l’échange se fait sur la base de la valeur-travail : 1 H contre 1 H (en incluant le temps de formation )
72 Les échanges devraient se faire sur la base de bons de travail
72 La demande ne devrait avoir aucune influence sur l’échange. La liberté des échangistes devrait être nulle.
73 La comptabilité des temps de travail doit être assurée par un appareil bureaucratique .
74 Il infère de tout ce qui précède qu’un société sans exploitation est une société sans liberté économique.
11 richesses : ensemble des biens et services mis à la disposition des agents économiques . Certaines richesses sont produites par du travail humain , d’autres mises à sa disposition par la nature .
12 valeur-travail : temps de travail nécessaire pour produire une unité de bien ou de service . Ce temps inclut le temps de production des machines . C’est l’inverse de la productivité
2 Prix
21 Le prix est une convention sociale qui permet l’échange . Par expérience, un individu est informé du prix ‘acceptable’ d’un bien ou d’un service .
3 prix et valeur-travail d’un bien ou d’un service
31 valeur-travail sans prix : situation des biens et services autoproduits.
.
32 prix sans valeur-travail : situation des biens et services naturels (non-produits par du travail) mais accaparés par un agent économique . Le prix ne rémunère aucun travail . Nous appellerons ce revenu ‘rente ‘. Exemple :une source alimente un village . Une personne en prend possession et vend l’eau . Il n’y a aucune création de richesses à l’échelle de la société . Ce qui est gagné par le propriétaire de la source est perdu par les autres agents économiques .
33 prix et valeur-travail : le prix rémunère le facteur travail (revenu du travail) et l’agent économique ‘rentier’ . C’est la situation la plus fréquente .
4 L’exploitation
41 Une situation économique égalitaire impliquerait que les biens et services s’échangent sur la base des temps de travail (en incluant le temps de formation ). Le bien et service produit par deux heures de travail permettrait d’acquérir deux unités de biens ou de services produit en une heure .
42 Tout échange est inégal en ce sens que l’égalité en temps de travail dans l’échange n’est atteint qu’exceptionnellement . Si mon salaire horaire est de 20 euros , en achetant un bien ou un service produit en 1 heure avec un salaire de 10 euros , j’échange mon heure de travail contre 2 heures .
43 Dans le travail salarié , le collectif de salariés vend le produit de son travail au patron . Dans l’échange marchand le producteur vend au consommateur . Dans les deux cas l’exploitation provient de l’échange .
44 Les agents économiques sont dans chaque échange en position exploiteur-exploité . A la fin de tous les échanges, chaque agent est exploité ou exploiteur compte tenu des heures de travail qu’il a effectuées et de celles qu’il a obtenues par l’achat de biens et de services
45 On peut définir la ‘rente en temps de travail’ comme la part du temps de travail accaparée par un échangiste dans l’échange inégal .
46 Les agents économiques rentiers ‘absolus’ échangent zéro heure de travail contre n heures de travail .
47 La société se divise en exploiteurs et exploités selon une gradation infinitésimale . Les ‘rentiers’ absolus vivent sans travailler mais une partie des salariés et des non-salariés sont des rentiers ‘relatifs’ (leur revenu est à la fois la contrepartie d’un travail et d’une rente en travail).
48 La société n’est donc pas constituée d’un petit groupe d’exploiteurs face à une multitude d’exploités mais d’une suite d’individus (et de groupes sociaux lorsque la situation d’un grand nombre d’individus est similaire) sur une échelle de degrés d’exploitation .
5 Commerce
51 Une partie des activités commerciales est créatrice de richesses par la mise à la disposition du consommateur des biens et des services.
52 Une autre partie est une ‘rente’ obtenue par une situation de monopole
53 Les activités liées à la commercialisation visent à rechercher des situations de monopole génératrices de rentes .
6 Finances
61 Les activités financières rendent les services relatifs à la circulation des capitaux . Elles ne sont en rien créatrices de richesses.
62 Les profits réalisés dans cette activité sont le résultat d’actes de piraterie : accaparement d’une partie de la rente ou spéculation (ce qui est gagné est perdue par d’autres )
7 Société sans exploitation
71 Elle implique que l’échange se fait sur la base de la valeur-travail : 1 H contre 1 H (en incluant le temps de formation )
72 Les échanges devraient se faire sur la base de bons de travail
72 La demande ne devrait avoir aucune influence sur l’échange. La liberté des échangistes devrait être nulle.
73 La comptabilité des temps de travail doit être assurée par un appareil bureaucratique .
74 Il infère de tout ce qui précède qu’un société sans exploitation est une société sans liberté économique.
jeudi 28 janvier 2010
Militant
68-71 : UNEF
Comité Action Universitaire Palois
Secours Rouge
Comité Action Universitaire Palois
Secours Rouge
Années 70-80 : Institut Coopératif de l’Ecole Moderne (Pédagogie Freinet)
76-78 : PCF
Années 80 : Luttes contre le tunnel du Somport , contre l’autoroute Pau-Oloron , contre la déviation de Gurmençon .
72-95 Adhérent au SNES
Adhérent à Amnesty International
76-78 : PCF
Années 80 : Luttes contre le tunnel du Somport , contre l’autoroute Pau-Oloron , contre la déviation de Gurmençon .
72-95 Adhérent au SNES
Adhérent à Amnesty International
lundi 25 janvier 2010
Presse à l'école
Presse à l’école en collaboration avec la République des Pyrénées
Lycée Barthou Pau
Lycée Supervielle Oloron
- rédaction d'articles par les élèves
- journée de reportages dans une commune chaque année
Pau
Nay
Lembeye
Morlaas
Oloron
2001 classe journal
Les élèves sont en situation de journalistes pendant la semaine .
DEFRIT
Journal européen : France Allemagne Italie Espagne Roumanie
- un numéro par an reélisé dans chaque pays avec des articles de tous les pays
-rencontre des rédactions pendant une semaine
2001 La Coruna
2003 Oloron
2004 Altamura
chanteur
1988 « Oui pour les enfants » : suite musicale « Les Pires et Néens « Salle Palas . Oloron .
1999 : Présentation des concerts au Festival « Cantiluro . » Oloron .
2003 : Animation "Mars en chanson ". salle Jéliotte. Oloron
2005 : Participation spectacle "Le conte est bon". Radio Oloron
2009 : Présentation et lecture du poème « La rose et le réséda » d'Aragon . Concert de Robert Bareille. Cathédrale Sainte Marie .Oloron
Conférencier, animateur de débats
92 Entretien public avec Christian Laborde à Précilhon
?? Animation débat pour « Violence des échanges en milieu tempéré ». Film de Jean-Marc Moutout. Le Mélies. Pau
1995 Conférence sur Montaigne Lycée Barthou Pau
1997 Conférence sur Montaigne MJC Oloron
1995 Les économistes nous mentent-ils ? Lycée Barthou Pau
2001 Café citoyen Café Le Trinquet Oloron
2002 Café citoyen Café Le Canyon Oloron
2003 Animation semaine « Mars en chanson » . Salle Jéliotte; Oloron
2004-2005 Rencontres citoyennes
Radio Oloron
- La consommation : choisir ou subir ?
- La précarité sociale
- L’eau , un bien pour tout le monde ?
- Les OGM
- Transports et infrastructures
Mairie d’Oloron
- La répartition des richesses
- Santé et protection sociale
- Comprendre l’Europe
-
2005 animation débat sur l’école Issor
2005 Débats ( Accous Oloron ) sur le traité constitutionnel européen
2006 Faut-il faire confiance aux économistes ? Culture d’hiver Oloron
2008 La distinction droite/gauche a-t-elle encore un sens ? Culture d’hiver Oloron
2009 Jésus Christ et l’histoire Culture d’hiver Oloron
2009 La chute du mur de Berlin Association Débats Oloron
Clarinettiste (trés médiocre)
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